L’amour et l’art: ces choses qui transcendent le handicap !

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crédit: Eddie Louis Delvaux

 

Je disais dans mon dernier article que l’art adoucit les mœurs.. C’est fou comment l’art a aussi un pouvoir de guérison. Et aide à changer le regard et attendrir les cœurs durcis!

C’est dans cet esprit que je me suis mise à explorer un peu ce qui se fait en arts pour exprimer le thème amour et handicap. Ça m’a pris tout un temps avant de trouver cette peinture qui m’a tout de suite séduit : j’adore la légèreté, la liberté, toute la liberté qui émane de cette œuvre !

J’aime aussi beaucoup son message  : «Le handicap à l’amour, c’est de ne pas être capable de voir l’esprit qui aime, et de ne regarder que ce que l’on voit avec les yeux, tout en aveuglant les racines du cœur» (beau clin d’oeil aux regards surpris, remplis de jugement, de moqueries, d’incrédulité…).

Signé : Eddy Louis Delvaux

Elle m’a donné des ailes et a vraiment fait résonner en moi un grand oui ! Et c’est drôle, quand je l’ai vue, je n’ai jamais remarqué que c’était deux garçons ! C’est tellement cette magie, cette lumière, cette grandeur de l’amour et de la tendresse qui n’ont que faire des handicaps ou orientation sexuelle… ou encore des maladies, de l’âge, de la nationalité ou des classes sociales…

Merci tellement à Eddie Louis Delvaux et à tous les artistes qui osent dépasser maladie, handicap, différence et/ou défis et offrir leur talent pour toucher les cœurs !

Merci de permettre un nouveau regard plus doux et plus vrai qui dépeint toute la beauté cachée derrière une réalité qui nous semble non désirable, souffrante, et qui trop souvent inspire jugement, pitié et rejet…

Et merci surtout d’ouvrir sur tout un monde des possibles !

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DANSE ET SYNCRONICITÉ

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photo d’une promo de Propellerdance

 

VU (Enchantée!!)

Il y a quelques jours,  j’ai enfin pu sortir (*) et suis allée voir  << Living the undesirable life>> (avec un gros X sur les lettres ‘’UN’’) de la compagnie Propeller dance d’Ottawa. Un spectacle de danse intégrée qui m’a tantôt emportée, tantôt remuée par les mouvements d’une beauté ! Dans ce spectacle, la compagnie aborde de façon surprenante, renversante et émouvante des thèmes comme le jugement, le rejet, la mise à l’écart, mais aussi l’amour, la tendresse, la Vie !

On dit souvent que l’art adoucit les moeurs et permet d’unir, au-delà du jugement (en espérant souvent les défaire..).. Eh bien cette prestation est sans l’ombre d’un doute venue faire sentir comment, au-delà des défis vécus à travers le handicap (dont ceux particulièrement tenaces du jugement ou de la pitié, et du manque d’accessibilité..trop souvent rencontré), on a tellement tous une petite flamme intérieure dont l’intensité varie, et qui semble même parfois éteinte, mais qui a si soif de vivre, de rayonner, d’aimer, de s’offrir !
Et comme le dit mon ami (vive  Facebook!) poète Michel Pepin : « Quand à l’ouest, il y a l’ombre, le temps finit toujours par passer et à l’est, la lumière vient s’éclater » !

Mille mercis à la compagnie Propeller ! Joyeux dixième anniversaire et mes meilleurs voeux pour de nombreuses années encore à faire vibrer !

http://propellerdance.com/

(*): les  »cocktails fatigue-infection » sont réapparus, l’été étant revenu..

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LU :

Peu avant ou après ce super spectacle, je recevais dans ma boîte courriel un envoi de la compagnie montréalaise Corpuscule danse, publié dans le cadre de son super laboratoire Quadriptyque. Je vous partage un extrait des carnets d’Aline Apostolka :

<<Si le danseur avec handicap se reconnaît danseur parce qu’il est regardé et reconnu comme tel, le spectateur devrait percevoir un spectacle de danse intégrée pour ce qu’il est : une représentation de ce qui émeut – met en mouvement – l’être humain et le met dans tous ses états, de l’intérieur vers l’extérieur (…).

Créateurs et spectateurs de danse intégrée sont pareillement conviés à l’oubli et au vertige, engagés ensemble à oser un fascinant saut de l’ange.

C’est là que leurs corps se rejoignent et que leur humanité redevient une et indivisible.>>.

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Lire tout le texte ici : ici : http://www.quadriptyque.com/les-carnets/analyses-de-fond/

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SOURI !

Tellement fou à quel point on est tous liés, et comment on peut vivre les choses en synchronicité ! Peu après avoir vu le spectacle, voici que je tombe sur un très beau texte de mon ami poète Michel Pepin, qui se révèle un écho à ce qui m’avait profondément habité.  Je vous partage ici des extraits :

<< Vu de l’extérieur il y a eu un avant et un après, une mutation en quelque sorte. Bien que le terme handicapé n’a que très peu de valeur à mes yeux, je suis maintenant une personne que l’on désigne comme telle. Faussement. C’est assez drôle. On me dit que c’est difficile, on me juge sur des critères inventés par je ne sais qui.

Vu de l’intérieur maintenant. Là où la vérité habite.

Bientôt quarante-quatre années que je suis né. Je ne comprends trop l’énergie dans mon ventre, mon coeur et ma tête. Elle y est cependant. C’est moi. C’est la vie. En entier. (…)

Oui c’est vrai, je suis incapable de prendre la main de la femme que j’aime en marchant. Tout simplement, je peux encore mieux prendre son coeur. En vérité, tout ce que je suis n’est pas disparu.

La vie est comme ça. Telle quelle.>> .

(https://www.facebook.com/michelpepinpoete/)